mercredi, février 20, 2008

Mercredi, 20 février 2008

Suite à la préférence de mes goûts d’aller jusqu’au bout pour finalement me soumettre à la préparation de l’échec, dans la coule douce des étapes à achever, je reprends ma tranquillité. Ni moi, ni personne. Les eaux de la coulisse au fond du trancher de la montagne continue toujours sans s’arrêter. En cascade, la tombée est plus facile. Il faut aller dans la direction que la vie nous mène. A force. Foncer. Prendre les choses en main et être prêt à la possibilité de l’échec. Un terrain fertile sur une verdure de champs brillants qui nous prend en vertu de son charme. Plus vite, les pattes des âmes qui marchent pour atteindre la réalisation du soi. Statu quo. Carpe diem. Frivoles dérives du cerveau acharné par les insinuations folles de mon esprit. Un rêve à réaliser. Perdu dans la vie. Vivre en vérité. Atteindre ma vérité. Le silence complet. L’isolement auprès du monde. Se laisser aller par le vent. La direction étalée est mon guide. La voix interne soupire son choix. Fragile comme une feuille dans l’embout d’un amas de merde. Où est donc passée mon humilité ? Humilité, gracieuse humilité, retourne toi vers moi, couvre-moi de ta beauté ! Un supplie, une demande, un ordre à moi-même. Le parcours destinée dans l’entrée de ma conscience, suivant le chemin des couleurs fascinantes éparpillées devant moi. La gueule qui n’arrive plus à ouvrir la forcée dans l’étendue de son périmètre. Gueule fermée, esprit ouvert, action à l’avant, oreilles à l’entente.

La rue en béton au deçà de mes pieds. Le soleil qui se lève. Le corps entasse un geste après l’autre. En mouvement, mais toujours immobile. L’étrangère ne marche pas trop loin de moi. Je l’admire. Je profère un sourire. On m’ignore. La marche ne s’arrête pas. La voiture roule. Je traverse. Un pas en avant et puis l’autre, je continue. Le matin chante l’accueil du nouveau jour. Les piétons, soit au futur, soit au passé. Peu ont l’air d’être au présent. Le papillon qui était perché sur l’arbre, s’envole. Le jaune des feuilles trémousse avec le vent. Le caoutchouc du pneu éclate. Le son envahit l’étalée de la ruelle. Connexion entre personnes. Regards échangés. Retour en soi. Soudain, l’obtention d’une nouvelle perspective. Et ensuite, l’oubli, et le retour vers l’ancien. On vie. On continue à vivre. Et les journées se traînent. A la mort, je m’éveillerais peut-être enfin.