mardi, août 12, 2008

Le voyage sans fric

Depuis mon retour en Inde, je vois en moi une incapacité. Une incapacité de dialoguer avec les autres. Je m’aperçois que lors de mon voyage aussi, je disposais de cette incapacité. Je pouvais m’introduire, et parler à la base, mais pas vraiment plus, sauf avec très peu de personnes. Et c’est mon cas.

Depuis, mon retour, je ne veux que m’éloigner de tout être humain, au point que je commence à ne pas les aimer. Je pense également que chaque mot dont ils parlent est absolument inutile, et ne mène en aucune manière à leur développement humain, ni au mien. Des mots à jeter à la poubelle.

Deux autres choses qui me traversent l’esprit :

- Les plus belles places dont j’ai visité, étaient toujours atteintes après des obstacles, soit perchées sur une montagne, soit à l’extrême sud dans le froid. Le voyage était en général long et fatiguant. Le plus épuisant le voyage, le plus grand l’obstacle, le plus haut bonheur que je ressentais à l’arrivée.

– Lors de la cérémonie du Candomblé, la majorité des touristes, moi inclus, ont ressentit la même chose. Très intéressant au début, mais après peu de temps, trop redondant et un peu lourd. Donc, même les choses les plus intéressantes au monde, lorsqu'elles deviennent redondantes, elles deviennent lourdes.

Le voyage interne est gratuit. Mais, c’est le voyage, d’après moi, le plus dur au monde. Donc, la beauté à destination doit être incroyable.

Il faut que je trouve une manière de garder ma vie toujours intéressante.

3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Wow, that sounds a bit strong to me. You must have enjoyed your trip very much, given the way you feel like right now.

7:39 AM  
Blogger manu said...

yes, i did.:)

it was absolutely fuckin amazing.

9:28 PM  
Anonymous Anonyme said...

looks like some 'return from voyage' induced hangover. i'm sure you feel like going back

8:26 PM  

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