Maelstrom... une rencontre... Par Hasard? ... ou Destinée?
J'essaye encore de comprendre...
Dans une vie de propre-à-rien, de flâneur artistique, une vie inutile,
chaque jours est un défi d'existence.
"i am grateful that i have a purpose even if i may not know IT yet"
Manoj régulièrement nous montre que la vie, il la saisit par les épaules et la secoue énergiquement, avec toute la bonne humeur dont il est capable.
"i am grateful for my existence
i am grateful for my ability to think, to dream and to act
i am grateful that the power of choice remains with me at every single moment"
Devant un grand vide impossible, - car comment se sentir vide un jour de cannicule à Montréal quand on a patienté tout un hiver à garder la patrie de la joie en soi?!
Impossible que le bonheur ne puisse soudainement éclater comme un pamplemousse de tnt!
Je suis allé au Parc Lafontaine, j'ai copiné avec Marie-Joeanne ma vaporeuse amie et voilà - on sent déjà le muscle d'existence se dilater et prendre expansion en soi, la vie qui se fait un yoga invisible sur le bord du regard.
Tout ça parmi les dizaines d'autres Montréalais venus imiter la mort sur le bord du lac du Parc Lafontaine - interdit de baignade. Mais moi vous savez... Et pour ceux qui ne savent pas: je suis un anarchiste! - non non, je n'y crois pas, c'est un aporie politique le désordre, l'être humain en est incapable, il faut organiser le troupeau, mais c'est plus fort que moi: je suis un anarchiste!!!!!!!
Je me suis donc baigné.
Vous me direz donc que si je suis devenu un spectacle pour tous les cadavres bronzés, c'est ma faute.
Oui, et comme mon cachet d'artiste était trop faible et que je n'avais pas envie de passer le chapeau, je suis parti.
C'est sur ce chemin que j'ai rencontré des militants gagas d'un politicien gourou américain qui cherche à installer sa secte dans le petit pays caniche au nord du sien: le gentil Canada. Mais ici bonhomme, c'est le Québec: Le nucléaire, on n'en veut pas! L'industrie de l'automobile me fait chier! La logique économiste, c'est de la merde! Je lui dis: "Tu sais, on a besoin de très peu dans la vie pour être heureux."
Vue la chaleur de la journée, il dit: "Oui mais on a besoin d'air climatisé."
Ah! Le con! Je m'approche de toute ma prestance: "Nous avons à devenir des guerriers pacifistes, guerriers de la lumière, capable de s'adapter à toutes les conditions."
J'aurais pu affiner mon propos en précisant que toutes les technologies nous rendent faibles et dépendants, mais je l'avais un peu trop impressionné et il a fait un pas en arrière. Je m'en suis rendu compte, je ne voulais trop l'agresser après tout, j'ai reculé devant sa bulle (ils ont besoin d'une grosse bulles autour d'eux, les occidentaux faibles, timorés, dénaturés, ceux que Nietzsche appelle les derniers hommes, qui cachent leur débilité en prenant les pouvoirs publics tel un imbécile de parti politique!!!!)
La femme qui assistait le gnome politique, voulant sauver la situation, dit que la technologie c'est bien et que leur parti veut même l'apporter aux "pauvres Africains" qui souffrent tellement...
Alors, oh mes amis, oh oreilles sensibles... Moi qui était resté d'un calme charismatique jusque là, eh bien, eh bien j'ai éclaté!!!!
"QUOI???? Apporter vos saloperies à l'Afrique? C'est le mensonge le plus tordu que croit encore l'Occident! On a rien à leur apporter, on ne leur apporte que la merde!! C'est un mensonge! Un mensonge! À qui veux-tu faire croire ça? C'est le mythe de l'Homme Blanc apportant la Paix, Dieu et la DÉMOCRATIE au gentil barbare sous-développé.
Une gueule d'Indien passait par-là. Je lui ai demandé si son peuple avait attendu l'Homme Blanc pour être heureux... "Est-ce que votre civilisation était adaptée à son environnement? Est-ce qu'elle était autosuffisante? Oui? Aviez-vous besoin de la technologie de l'Homme Blanc? Non?"
Je me suis viré vers les deux zigotos de --Larouche trademark et imbécilité pour tous-- avec un rire décapant. J'étais malade. Je devenais méchant. Une amie est arrivée à temps pour me distraire.
Mais un instant plus tard je les entendais se moquer de moi, le petit rire niais des enfants du primaire qui se moquent de l'enfant solitaire. Je les ai regardé. Enre eux, ils me traitaient d'animal, de sous-développé, etc. Animal? Moi animal? On voyait le mot traverser mon corps au tremblement qu'il produisait. Un son rauque naissait dans mes poumons en descendant la colonne et jusqu'aux extrémités nerveuses. J'ai enfourché mon vélo, la ferraille qui fait de moi tous les jours un homme d'instinct, et je les ai regardé, ces deux minables, petites natures amies du curé et du député, cachés derrière leur petite table couverte des dépliants de propagade de droite...
Un coup de pédale. En passant près d'eux j'ai ramassé leur table d'une main qui a fait un double salto avant dans une magnifique déplumation de dépliants.
"Violent!" Était le mot auquel se raccrochait le gnome comme à une bouée de secour psychologique.
Oui! Violence! La violence que l'Ordre Public veut faire disparaître chez les citoyens pour en faire des brebis maléables. Ma sainte violence! Contre tout ce qui m'agresse. Le mensonge de ceux qui se mentent à eux-même. Le manque de qualité en tout désir. La bullshit qui m'agresse. Le mauvais goût. Le cheap. L'absence de beauté dans les gestes. La froideur morte des gens entre eux parce qu'eux-mêmes n'ont pas la volonté de vivre la vie qu'ils souhaitent. Ils ont été anihilés à la source.
Je sais. Gandhi n'aurait peut-être pas renversé la table...
Quand tu dis, Manoj
"i am grateful that any negativity that affects me originates from none other than me
AND i am grateful that I CAN change this negative feeling at all times."
je ne suis plus sûr de rien. Oui, nous pouvons vivre en ermite, ou devenir hyper-tolérant envers l'Humanité. Mais non, la négativité est ambiante, liée au malheur de vivre emprisonnés dans des vies programmés par d'autres. Avec un courant d'horreur qui se perpétue de génération en génération parce qu'on ne sait pas déraciner la haine en nous.
En revoyant cette journée dans son ensemble, j'ai réalisé qu'une irritabilité agressive avait plané au-dessus de tous. Tout le monde. Tout le monde. À part ce gars rencontré par hasard sur le Mont-Royal avec qui j'ai parlé longtemps, et qui, bizarrement, comme moi, plus tôt dans la journée, avait aidé le même handicapé que moi dans le Parc Lafontaine.
Je suis resté mystifié d'un degré d'énergie aussi ennivrant que terrible dans la ville. Dans Demian, de Hermann Hesse, quelqu'un dit: "Sens-tu l'énergie dans la ville? Les jeunes sont remplis d'une énergie incroyable. On sent la guerre venir, elle va tout nettoyer."
Les haines ataviques. Le fratricide. J'ai appris plus tard que, ce jour-là, Israel bombardait le Liban.
Par hasard?
i am grateful that my time in this place is limited for it reminds me that each moment is precious
Dans une vie de propre-à-rien, de flâneur artistique, une vie inutile,
chaque jours est un défi d'existence.
"i am grateful that i have a purpose even if i may not know IT yet"
Manoj régulièrement nous montre que la vie, il la saisit par les épaules et la secoue énergiquement, avec toute la bonne humeur dont il est capable.
"i am grateful for my existence
i am grateful for my ability to think, to dream and to act
i am grateful that the power of choice remains with me at every single moment"
Devant un grand vide impossible, - car comment se sentir vide un jour de cannicule à Montréal quand on a patienté tout un hiver à garder la patrie de la joie en soi?!
Impossible que le bonheur ne puisse soudainement éclater comme un pamplemousse de tnt!
Je suis allé au Parc Lafontaine, j'ai copiné avec Marie-Joeanne ma vaporeuse amie et voilà - on sent déjà le muscle d'existence se dilater et prendre expansion en soi, la vie qui se fait un yoga invisible sur le bord du regard.
Tout ça parmi les dizaines d'autres Montréalais venus imiter la mort sur le bord du lac du Parc Lafontaine - interdit de baignade. Mais moi vous savez... Et pour ceux qui ne savent pas: je suis un anarchiste! - non non, je n'y crois pas, c'est un aporie politique le désordre, l'être humain en est incapable, il faut organiser le troupeau, mais c'est plus fort que moi: je suis un anarchiste!!!!!!!
Je me suis donc baigné.
Vous me direz donc que si je suis devenu un spectacle pour tous les cadavres bronzés, c'est ma faute.
Oui, et comme mon cachet d'artiste était trop faible et que je n'avais pas envie de passer le chapeau, je suis parti.
C'est sur ce chemin que j'ai rencontré des militants gagas d'un politicien gourou américain qui cherche à installer sa secte dans le petit pays caniche au nord du sien: le gentil Canada. Mais ici bonhomme, c'est le Québec: Le nucléaire, on n'en veut pas! L'industrie de l'automobile me fait chier! La logique économiste, c'est de la merde! Je lui dis: "Tu sais, on a besoin de très peu dans la vie pour être heureux."
Vue la chaleur de la journée, il dit: "Oui mais on a besoin d'air climatisé."
Ah! Le con! Je m'approche de toute ma prestance: "Nous avons à devenir des guerriers pacifistes, guerriers de la lumière, capable de s'adapter à toutes les conditions."
J'aurais pu affiner mon propos en précisant que toutes les technologies nous rendent faibles et dépendants, mais je l'avais un peu trop impressionné et il a fait un pas en arrière. Je m'en suis rendu compte, je ne voulais trop l'agresser après tout, j'ai reculé devant sa bulle (ils ont besoin d'une grosse bulles autour d'eux, les occidentaux faibles, timorés, dénaturés, ceux que Nietzsche appelle les derniers hommes, qui cachent leur débilité en prenant les pouvoirs publics tel un imbécile de parti politique!!!!)
La femme qui assistait le gnome politique, voulant sauver la situation, dit que la technologie c'est bien et que leur parti veut même l'apporter aux "pauvres Africains" qui souffrent tellement...
Alors, oh mes amis, oh oreilles sensibles... Moi qui était resté d'un calme charismatique jusque là, eh bien, eh bien j'ai éclaté!!!!
"QUOI???? Apporter vos saloperies à l'Afrique? C'est le mensonge le plus tordu que croit encore l'Occident! On a rien à leur apporter, on ne leur apporte que la merde!! C'est un mensonge! Un mensonge! À qui veux-tu faire croire ça? C'est le mythe de l'Homme Blanc apportant la Paix, Dieu et la DÉMOCRATIE au gentil barbare sous-développé.
Une gueule d'Indien passait par-là. Je lui ai demandé si son peuple avait attendu l'Homme Blanc pour être heureux... "Est-ce que votre civilisation était adaptée à son environnement? Est-ce qu'elle était autosuffisante? Oui? Aviez-vous besoin de la technologie de l'Homme Blanc? Non?"
Je me suis viré vers les deux zigotos de --Larouche trademark et imbécilité pour tous-- avec un rire décapant. J'étais malade. Je devenais méchant. Une amie est arrivée à temps pour me distraire.
Mais un instant plus tard je les entendais se moquer de moi, le petit rire niais des enfants du primaire qui se moquent de l'enfant solitaire. Je les ai regardé. Enre eux, ils me traitaient d'animal, de sous-développé, etc. Animal? Moi animal? On voyait le mot traverser mon corps au tremblement qu'il produisait. Un son rauque naissait dans mes poumons en descendant la colonne et jusqu'aux extrémités nerveuses. J'ai enfourché mon vélo, la ferraille qui fait de moi tous les jours un homme d'instinct, et je les ai regardé, ces deux minables, petites natures amies du curé et du député, cachés derrière leur petite table couverte des dépliants de propagade de droite...
Un coup de pédale. En passant près d'eux j'ai ramassé leur table d'une main qui a fait un double salto avant dans une magnifique déplumation de dépliants.
"Violent!" Était le mot auquel se raccrochait le gnome comme à une bouée de secour psychologique.
Oui! Violence! La violence que l'Ordre Public veut faire disparaître chez les citoyens pour en faire des brebis maléables. Ma sainte violence! Contre tout ce qui m'agresse. Le mensonge de ceux qui se mentent à eux-même. Le manque de qualité en tout désir. La bullshit qui m'agresse. Le mauvais goût. Le cheap. L'absence de beauté dans les gestes. La froideur morte des gens entre eux parce qu'eux-mêmes n'ont pas la volonté de vivre la vie qu'ils souhaitent. Ils ont été anihilés à la source.
Je sais. Gandhi n'aurait peut-être pas renversé la table...
Quand tu dis, Manoj
"i am grateful that any negativity that affects me originates from none other than me
AND i am grateful that I CAN change this negative feeling at all times."
je ne suis plus sûr de rien. Oui, nous pouvons vivre en ermite, ou devenir hyper-tolérant envers l'Humanité. Mais non, la négativité est ambiante, liée au malheur de vivre emprisonnés dans des vies programmés par d'autres. Avec un courant d'horreur qui se perpétue de génération en génération parce qu'on ne sait pas déraciner la haine en nous.
En revoyant cette journée dans son ensemble, j'ai réalisé qu'une irritabilité agressive avait plané au-dessus de tous. Tout le monde. Tout le monde. À part ce gars rencontré par hasard sur le Mont-Royal avec qui j'ai parlé longtemps, et qui, bizarrement, comme moi, plus tôt dans la journée, avait aidé le même handicapé que moi dans le Parc Lafontaine.
Je suis resté mystifié d'un degré d'énergie aussi ennivrant que terrible dans la ville. Dans Demian, de Hermann Hesse, quelqu'un dit: "Sens-tu l'énergie dans la ville? Les jeunes sont remplis d'une énergie incroyable. On sent la guerre venir, elle va tout nettoyer."
Les haines ataviques. Le fratricide. J'ai appris plus tard que, ce jour-là, Israel bombardait le Liban.
Par hasard?
i am grateful that my time in this place is limited for it reminds me that each moment is precious

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