vendredi, décembre 29, 2006

Vendredi, 29 décembre 2006

perché sur l'arbre, il se mit à regarder vers le sol, une prise de vertigo l'envahi. il gronda et cria, pour qu'on puisse le remarquer et ensuite, peut-être l'aider. mais un après l'autre passait, marchait à côté de l'arbre sans diriger le regard envers lui. il prit en considération la possibilité de sauter vers le sol, mais la chute aurait été trop longue pour y survivre. il mesura ensuite ses options pour s'en sortir de ce pétrin, et décida finalement, qu'il fera de cet arbre sa maison... quand soudain, un enfant l'aperçu - 'maman! regardes le chat dans l'arbre!!"
la mère du garçon répondit - "tais-toi Julien, on est en retard!"

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i see them passing by
one after the other
and i question myself
about my existence - no answers

a woman enters the coffee shop
and looks towards me
she is followed by a man
and they are greeted by the waiter

i continue reading the lines
from my book
but my mind fades away
to my moments
in the streets of Solothurn

the noise dies away slowly
replaced by my thoughts
creating an aura of silence
around me

in the midst of people
i feel solitude
i give way to the moment
and i start humming to myself

mercredi, décembre 27, 2006

Mercredi, 27 décembre 2006

"Marronnier!"
C'était choquant: quand Lucien disait à maman: "Ma jolie maman à moi", maman souriait et quand il avait appelé Germaine: arquebuse, Germaine avait pleuré et s'était plainte à maman. Mais quand on disait: marronnier, il n'arrivait rien du tout. Il marmotta entre ses dents: "sale arbre" et il n'était pas rassuré, mais, comme l'arbre ne bougeait pas, il répéta plus fort: "sale arbre, sale marronnier! attends voirs, attends un peu!" et il lui donna des coups de pied. Mais l'arbre resta tranquille, tranquille - comme s'il était en bois. Le soir à dîner, Lucien dit à maman: "Tu sais, maman, les arbres, eh bien, ils sont en bois" en faisant une petite mine étonnée que maman aimait bien.

"L'enfance d'un Chef" - Jean-Paul Sartre

vendredi, décembre 08, 2006

Vendredi, 8 décembre 2006

les ampoules s'alluminent au fond d'un mur blanc éparpillé par la douceur du soleil qui jette des façades soit disant non intouchables par la beauté du coeur humain. ne trouvant ni pantouffle, ni le chapeau du clown enlacé par la tristesse qu'il cache sous une face de pêts tout en souriant le charme de ses lèvres. je m'enlasse, et fracasse jusqu'à que je n'en peut plus. pourtant, sans qu'on ne me demande de relever la verdure depuis la pelouse rose et les cheveux en fouflu rapporté d'un être noir dans l'espace brillant, ne revient qu'à entendre les nuisances de la lumière éternelle. parler d'une chose ou de l'autre dans un monde qui ne soigne pas les mensonges, mais les avale comme un poulet rôti pour faire manger à un petit chiot affamé. traite moi de bizarre ou de nulle, je veux, et donc j'ai un problème. lorsque je ne voudrais plus, finis seront mes issues. ni bohneur, ni malheur, seul la sensation de vivre en complet. je vie intégralement. je ressens les minuscules vibrations dans moi et autour de moi. je sais vivre. je sais respirer. je ne gaspille pas mon temps dans cette planète, dans ce corps. avis de connaissance, soit humble. pour ne pas me priser avec des bons à rien, je veux me débriser. me couper le sentiment attaché à mon soi inférieur afin de peut-être ressentir la grandeur de mon vrai moi. confus. je ne sais quoi, ni faire, ni silence, ni bonheur, je ne sais ce que je veux. que désire-je. désire-je la touche d'une femme? le soulage d'une petite amie? pourquoi? est-ce le moment dont je dois éprouver cette expérience? désire-je un petit passe-temps me permettant d'oublier mon existance à ma mort? est-ce pourquoi l'envie d'une playstation? si celle-ci est la raison, mon seigneur, faites-moi souffrir, mais ne me faites surtout pas oublier l'essence de mon existence. et pour l'amour de dieu, aidez-moi à éprouver le bonheur perpétuel. cette connaissance ne me suffit simplement pas.

mercredi, décembre 06, 2006

Mercredi, 6 décembre 2006

un train enflammé, un des milles motards brûle le feu rouge et a l'audace de proférer des insultes en même temps, des millions d'ignorant en manifestation pour une raison quiconque ne sait. on jette des pierres, des insultes, des regards tueurs et on se vante. un geste d'amour est reçu avec une incompréhension impitoyable et davantage d'insultes. la tension de l'existence humaine affiche une croissance dangereusement aigue en devant de la colère, la haine, la violence. où est donc notre paradis pour prendre refuge de cette épitomé avant qu'elle ne soit infiltrée sur nous même. ou, en est-elle déjà? pourquoi doit-on douter un acte de gentillesse et rechercher la sur-intention de chaque personne qui nous adresse la parole? d'où naît cette colère, cette envie d'apaiser notre désire et pourquoi ne possédons-nous pas le bonheur et le calme perpétuel quelque soit notre disposition?